La Pension Kanahau figure très avantageusement dans les guides touristiques Lonely Planet (Polynésie) et Le Petit Futé (Tahiti - Polynésie Française) édition 2006-2007- page419
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Mieux connaître les ARTS et la CULTURE de la Polynésie
La musique et la danse sont omniprésentes. Le tamure s'est internationalisé. Les premiers navigateurs arrivant en Polynésie ont décrit la lascivité et l'érotime des vahine dansant le tamure.
Les instruments de musique très simples, guitare, ukulele, pahu (tambour), toere (tambour à caisse fendue) , pu (conque), vivo (flute nasale) génèrent une musique rytmée et enjouée.
Parallèlement les himene (chants choral) retentissent à chaque manifestation religieuse.
La sculpture
Les Polynésiens n'ayant pas de minerai, ont sculpté dès l'origine tout ce qu'ils trouvaient dans la nature, bois, nacre, pierre, os, corail.
Le tiki est l'oeuvre la plus courante. De tailles diverses il s'agit d'une représentation humaine stylisée d'une divinité. Doté d'un pouvoir magique (mana) le tiki se retrouve à l'extérieur ou à l'intérieur des habitations. Le plus grand tiki de Polynésie qu'on trouve à Hiva Oa aux Marquises mesure 2m50. Ses cousins de Rapa Nui (ile de Paques), les fameux mohai peuvent mesurer 10m et peser 80 tonnes.
Les tiki sont sulptés dans du bois , miro (bois de rose), aito (bois de fer), tou (bois sombre veiné), acajou, mais aussi dans du keetu (pierre volcanique) ou du basalte, dans de l'os. Rame (hoe) , casse tête, lances, pilon, tortues, lézard sont aussi scultés.
L'architecture traditionnelle était simple et vouée à l'éphémère.
Le fare (maison familiale) entièrement construit à partir de végétaux était édifié sans fondation à même le sol à Tahiti et sur un socle de pierres (pae pae) aux Marquises.
Le tohua était une sorte de place publique pavée de pierre, un lieu de réunions communautaires.
Les marae (meae aux Marquises) étaient des lieux de culte. Ils comportaient une place pavée et une sorte d'hôtel.
La décoration et l'habillement
Le tapa était confectionné autrefois dans tout le Pacifique. L'écorce de certains arbres était martelée avec un battoir en bois de aito jusqu'à devenir étoffe qui était séchée puis peinte et décorée pour servir d'habillement. Le pareo (en coton beaucoup plus souple) a remplacé dans l'habillement le tapa qui n'est travaillé actuellement qu'en très peu d'endroit (principalement à Fatuiva aux Marquises) pour l'artisanat de décoration.
Le tressage est un art traditionnel important. Les chapeaux, les toits des fare, les tapis de sol (peue), les paniers sont tressés avec des lamelles de feuilles de cocotier.
Le tifaifai, hérité des missionaires anglais, est un tissu décoratif constitué d'un patchwork cousu sur un tissu en coton, jouant sur les couleurs et servant à la confection de dessus de lit ou de coussins.
Le pareu (pareo) très utilisé actuellement comme vêtement et comme tissu de décoration, n'est pas un vêtement traditionel ancien. En coton très coloré, il a remplacé le tapa rigide. La plupart des pareo vendus actuelement ne sont pas originaires de Polynésie, mais sont des tissus d'imporation. Le pareo est porté par les femmes et par les hommes qui s'en drappent de différentes manière,. Le pareo sert très couramment aussi de nappe, de drap ou de rideau.